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Kamis, 06 Februari 2020

Au détour du Caucase : Conversation avec un cheval

Category: Livres,Tourisme et voyages,Récits de voyages

Au détour du Caucase : Conversation avec un cheval Details

Voyager ne sert à rien. Pourquoi choisir les chemins de traverse, s'engager dans les replis accidentés du Caucase ? En parcourant à pied l'Arménie et la Géorgie, Clara Arnaud revient à l'essentiel. Au rythme de la marche, les pas claquent, ceux du cheval répondent, et la pensée chemine, loin de la cacophonie et de l'urgence du monde.

Reviews

Clara Arnaud raconte un périple à pieds en Arménie et en Géorgie (Touchétie), accompagnée dans chaque pays d??un cheval. Elle est coutumière du fait, puisque dans son précédent ouvrage de ce type, elle racontait une expédition équivalente sur les hauts plateaux chinois.C??est avant tout une aventure humaine et personnelle dont elle rend compte par petites touches et courts chapitres. Elle est surtout intéressée par les rencontres humaines et ses relations avec les chevaux. Son style intimiste et légèrement recherché, s??est épuré depuis son voyage en Chine. Il se fait ainsi plus concis, mais reste plaisant et devient probablement plus efficace. Le livre d??environ 200 pages comporte un cahier photographique et plusieurs cartes qui permettent de mieux partager l'ambiance de son circuit.Deux commentaires personnels. Le récit met un peu de temps à trouver son rythme de croisière. Le démarrage en Arménie m??est apparu moins réussi que les errances géorgiennes. J??ai aussi été frappé par le hiatus entre les odes adressées aux chevaux fidèles compagnons-confidents et la brièveté des séparations, qui m??ont semblé bien brutale : peut-on vendre son camarade sans en porter la culpabilité ?« Il y a dix ans je voyageais comme un gamin qui apprend à marcher sans se poser la question du sens, en acceptant de tomber dix fois de suite avant d??enchaîner quelques pas. (?) Je cherchais dans la déroute une forme d??ivresse comme d??autres le font dans la drogue. (?) Mais aujourd??hui (?) je me sens prête à vaciller. La grande marche qui s??annonce me paraît insurmontable. »« (?) J??aime marcher pour pouvoir sentir la pluie qui ruisselle le long du corps, avoir les pieds en terre. Redouter les orages comme d??antiques divinités, manger la poussière, se perdre dans les nuages. Se retrouver à l??orée de la nuit dans une prairie en feu, planter la tente à la vitesse du crépuscule et regarder le cheval engloutir des boutons d??or. »« On ne devrait jamais redescendre des montagnes ».________________________PS. Page 181 le mot russe qui signifie courageux, costaud et en même temps bravo, n??est pas « maladit », mais maladièts ( молоде?).

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